Parodontologie
Le gummy smile, ou sourire gingival, correspond à une exposition importante de la gencive supérieure lorsque vous souriez. Il peut être lié à la position des dents, à la hauteur de la gencive, à la mobilité de la lèvre ou à la structure du maxillaire. Le traitement dépend de cette cause : une injection, une gingivectomie et une chirurgie des mâchoires ne corrigent pas le même mécanisme. Un bilan permet de choisir une solution proportionnée, si cette particularité vous gêne.
Une greffe osseuse dentaire vise à augmenter le volume d’os disponible dans une zone de la mâchoire, souvent pour préparer ou accompagner la pose d’un implant. Elle n’est pas nécessaire avant chaque implant et peut prendre des formes très différentes, du petit comblement local à une reconstruction plus étendue. Pour comprendre votre proposition de traitement, il faut distinguer le défaut à corriger, le matériau utilisé, la technique choisie et le temps de maturation osseuse prévu.
La parodontite est une maladie inflammatoire d’origine bactérienne qui détruit les tissus chargés de tenir vos dents en place : la gencive, le ligament alvéolo-dentaire qui amortit la mastication, le cément qui recouvre les racines et l’os alvéolaire dans lequel ces racines sont ancrées. Elle commence presque toujours par une gingivite, une inflammation limitée à la gencive et encore réversible. Elle change de nature le jour où l’attache entre la dent et l’os cède, car cette perte-là ne se reconstitue pas d’elle-même.
Sa forme sévère concerne 11,2 % de la population mondiale et se situe au sixième rang des affections humaines les plus répandues (Kassebaum et al., 2014). En France, l’enquête nationale conduite en 2002-2003 sur 2144 adultes de 35 à 64 ans a relevé une perte d’attache d’au moins 5 mm chez 46,68 % d’entre eux, ce qui correspond à l’idée courante selon laquelle un adulte sur deux est concerné par une atteinte parodontale (Bourgeois et al., 2007).
Ce qui rend cette maladie difficile à saisir tient moins à sa fréquence qu’à son silence. Elle progresse pendant des années sans provoquer de douleur, et son premier signal, un saignement au brossage, passe le plus souvent pour un coup de brosse trop appuyé. Cet article décrit ce qui sépare une gingivite d’une parodontite, le mécanisme inflammatoire qui consomme l’os, les facteurs de risque établis par la recherche, les signes qui doivent vous conduire chez un praticien et la façon dont le diagnostic se pose au fauteuil.
Le traitement de la parodontite suit un ordre qui varie peu d’un patient à l’autre. On rétablit d’abord le contrôle de la plaque et des facteurs de risque, on assainit ensuite les surfaces radiculaires situées sous la gencive, on mesure ce que cet assainissement a produit, et la chirurgie n’intervient que sur les sites qui n’ont pas répondu. Une fois la situation stabilisée, la maintenance parodontale prend le relais et ne s’interrompt plus. Cet enchaînement en quatre temps est celui des recommandations de pratique clinique publiées par la Fédération européenne de parodontologie (Sanz et al., 2020), qui font aujourd’hui référence en Europe.
Deux réalités méritent d’être posées avant d’entrer dans le détail. La parodontite se contrôle plutôt qu’elle ne se guérit : un parodonte traité reste un parodonte réduit, et le risque de reprise inflammatoire ne disparaît pas. Par ailleurs, l’os alvéolaire déjà détruit ne se reconstitue pas spontanément une fois l’inflammation éteinte. Des techniques de régénération existent et leurs résultats sont documentés, mais elles s’adressent à un type de lésion précis et ne restaurent jamais l’ensemble du support perdu.
Cet article décrit chaque étape, ce qu’elle produit, le moment où se décide le recours à la chirurgie, et ce que l’ensemble coûte en France. La page qui rassemble les solutions de reconstruction dentaire traite pour sa part des dents déjà perdues.
Lorsqu’elles ne sont pas traitées à temps, les maladies parodontales au stade terminal peuvent provoquer des problèmes de santé majeurs particulièrement difficiles à traiter. La prévention, en reconnaissant les symptômes et les causes d’une parodontite, est particulièrement importante, pour éviter des complications affectant l’os maxillaire et la santé générale du patient, et pouvoir mettre en place un parcours de soins dans les meilleures conditions pour stabiliser la maladie et conserver le plus de dents possible.
La parodontite, inflammation chronique -ou agressive- de la gencive provoquant une destruction progressive du parodonte et une perte d’attache parodontale de la dent, est une des maladies dentaires les plus répandues, selon l’Association Dentaire Française, qui considère que 50% de la population française est concernée par une maladie parodontale, gingivite comprise. Lorsqu’elle n’est pas traitée suffisamment en amont, une parodontite peut progressivement détruire une dent et l’os qui la soutient jusqu’au stade terminal, pour finalement provoquer la perte de la dent et compromettre sa réhabilitation. Une parodontite sévère au stade terminal peut en effet provoquer une atrophie osseuse qui empêche la mise en place d’implants dans de bonnes conditions. Plusieurs solutions thérapeutiques permettent de pallier ce déficit osseux, des prothèses implanto-portées All-On 4 ou All-On 6 aux Sinus Lift, en passant par les greffes osseuses ou les implants zygomatiques. Toutes supposent au préalable un parodonte assaini et stabilisé, les recommandations européennes situant la prévention des maladies péri-implantaires dès la planification des implants (Herrera et al., 2023). Des solutions efficaces mais onéreuses et très peu remboursées par l’Assurance Maladie, qui oblige les patients à se tourner vers le voyage dentaire pour trouver des solutions pérennes à portée de leurs ressources financières.
La greffe de gencive est un acte de chirurgie parodontale qui consiste à transférer un fragment de tissu, prélevé le plus souvent au palais, vers une zone où la gencive a reculé ou s’est amincie. Elle répond à trois situations distinctes : recouvrir une racine mise à nu par une récession gingivale, épaissir une gencive trop fine pour se maintenir dans le temps, et restaurer une bande de gencive kératinisée autour d’une dent ou d’un implant. Ces trois objectifs n’appellent ni la même technique, ni le même résultat.
Une précision s’impose d’emblée, parce qu’elle conditionne tout le reste : une récession visible ne conduit pas automatiquement à une intervention. Beaucoup de racines dégagées demeurent stables pendant des années chez des patients dont l’hygiène est efficace, et une surveillance régulière y répond alors mieux qu’un acte chirurgical. La chirurgie devient utile quand la récession progresse, quand elle gêne le brossage, quand elle entraîne une sensibilité qui ne cède pas, ou quand elle expose un préjudice esthétique dans le secteur visible du sourire.
Ce guide reprend les indications réelles, les techniques et ce qui les sépare, le déroulement de l’intervention, les suites opératoires y compris au palais, puis le coût et la prise en charge. Pour l’ensemble des solutions de remise en état de votre dentition, la page dédiée sert de point de départ.
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