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14 septembre 2026
Équipe Body Expert
20 min de lecture

Traitement de la parodontite : l'ordre réel des soins, étape par étape

Gencive maxillaire rouge et gonflée autour d'une canine, avec un saignement au rebord gingival

Le traitement de la parodontite suit un ordre qui varie peu d’un patient à l’autre. On rétablit d’abord le contrôle de la plaque et des facteurs de risque, on assainit ensuite les surfaces radiculaires situées sous la gencive, on mesure ce que cet assainissement a produit, et la chirurgie n’intervient que sur les sites qui n’ont pas répondu. Une fois la situation stabilisée, la maintenance parodontale prend le relais et ne s’interrompt plus. Cet enchaînement en quatre temps est celui des recommandations de pratique clinique publiées par la Fédération européenne de parodontologie (Sanz et al., 2020), qui font aujourd’hui référence en Europe.

Deux réalités méritent d’être posées avant d’entrer dans le détail. La parodontite se contrôle plutôt qu’elle ne se guérit : un parodonte traité reste un parodonte réduit, et le risque de reprise inflammatoire ne disparaît pas. Par ailleurs, l’os alvéolaire déjà détruit ne se reconstitue pas spontanément une fois l’inflammation éteinte. Des techniques de régénération existent et leurs résultats sont documentés, mais elles s’adressent à un type de lésion précis et ne restaurent jamais l’ensemble du support perdu.

Cet article décrit chaque étape, ce qu’elle produit, le moment où se décide le recours à la chirurgie, et ce que l’ensemble coûte en France. La page qui rassemble les solutions de reconstruction dentaire traite pour sa part des dents déjà perdues.

Avant de traiter : ce que le bilan parodontal décide

Aucun plan de traitement ne se construit sur l’aspect des gencives. Il se construit sur des mesures, et ces mesures conditionnent tout ce qui suivra : le nombre de séances, le recours ou non à la chirurgie, et le rythme de la surveillance ultérieure.

Ce que chaque mesure change au plan de traitement

Le déroulement de cet examen, sonde graduée passée en six points autour de chaque dent, radiographies, puis lecture du stade et du grade, est détaillé dans l’article consacré à la parodontite et à son diagnostic. Ce qui compte ici est ce que chaque relevé décide. La profondeur de poche dit jusqu’où l’attache a cédé, le saignement au sondage dit si l’inflammation est encore active à cet endroit, et une poche profonde qui ne saigne plus n’appelle pas la même conduite qu’une poche modérée qui saigne à chaque passage.

Les radiographies apportent une information que le sondage ne donne pas : la forme des lésions. Un défaut osseux vertical, creusé le long d’une racine, se prête à des gestes que la fonte osseuse horizontale, régulière sur toute une arcade, exclut d’emblée. Le stade et le grade de la classification internationale (Tonetti et al., 2018) pèsent de la même façon sur la réponse : un stade III lentement évolutif chez un patient non fumeur et un stade III rapidement évolutif chez un fumeur diabétique ne reçoivent ni le même plan, ni le même rythme de surveillance.

Homme écartant ses lèvres avec les doigts, dents colorées et tartre accumulé au collet des incisives inférieures

Ces mesures révèlent souvent une atteinte plus étendue que ne le laissait supposer la gêne ressentie, parce que la parodontite avance sans douleur marquée et que sa première manifestation reste le saignement au brossage. Le relevé initial a donc une seconde fonction, moins évidente : il sert de point de comparaison. Sans lui, rien ne permettra de dire dans six mois si le traitement a produit son effet, et la décision d’opérer se prendrait à l’estime. Un abcès parodontal, une mobilité qui apparaît brutalement ou une gencive gonflée et douloureuse relèvent en revanche d’une consultation rapide, sans attendre le bilan complet.

Étape 1 : reprendre le contrôle de la plaque et des facteurs de risque

La première étape de la thérapeutique vise, selon les termes des recommandations européennes, à « guider le changement de comportement en motivant le patient à retirer efficacement le biofilm dentaire supragingival et à contrôler ses facteurs de risque » (Sanz et al., 2020). Formulé autrement, rien de ce qui suit ne tiendra si cette base n’est pas acquise.

Avant et après un détartrage vus au miroir : face interne des incisives inférieures couverte de tartre brun, puis surfaces nettoyées

Concrètement, cette étape réunit l’apprentissage d’une technique de brossage adaptée à votre denture, l’usage quotidien de brossettes interdentaires ou de fil selon l’espace disponible, un nettoyage professionnel des surfaces visibles, et le traitement des facteurs qui entretiennent la maladie. L’arrêt du tabac figure au premier rang de ces facteurs, devant l’équilibre d’un diabète connu. Ces deux leviers modifient la réponse des tissus au traitement lui-même. Une thérapeutique engagée sans eux se heurte à une inflammation qui repart, et les séances d’assainissement se répètent alors sans gagner de terrain.

L’Assurance Maladie décrit le même socle dans sa fiche sur la consultation et le traitement des maladies des gencives, en rappelant que l’éducation à l’hygiène bucco-dentaire constitue une étape essentielle du parcours et non un préalable facultatif (Assurance Maladie, s. d.).

Infographie Body Expert sur les trois types d'abcès dentaires, gingival, parodontal et périapical, avec leur aspect en bouche

Étape 2 : l’assainissement non chirurgical, traitement de première intention

La deuxième étape s’attaque au biofilm et au tartre installés sous la gencive, là où aucune brosse n’accède. C’est le cœur du traitement, et pour une majorité de patients, c’est aussi le seul geste dont ils auront besoin.

Le détartrage et le surfaçage radiculaire

Le détartrage retire les dépôts calcifiés des surfaces dentaires. Le surfaçage radiculaire poursuit le travail sous le rebord gingival : l’instrument suit la racine jusqu’au fond de la poche, élimine le tartre sous-gingival et lisse la surface pour que les tissus puissent s’y réappliquer. Les séances se déroulent sous anesthésie locale, et leur nombre dépend de l’étendue des lésions, la bouche étant le plus souvent traitée par secteurs.

La revue systématique de Suvan et al. (2020), réalisée pour les recommandations européennes, donne la mesure de ce que ce geste produit. Six à huit mois après l’instrumentation sous-gingivale, 74 % des poches traitées étaient refermées, avec un intervalle de confiance de 64 à 85 %. Les auteurs n’ont trouvé aucune différence significative entre instruments manuels et ultrasonores, ni entre un traitement secteur par secteur et un traitement réalisé en une ou deux séances sur l’ensemble de la bouche. Le choix technique du praticien compte donc moins que la qualité d’exécution et que la coopération du patient entre les séances.

Sonde dentaire glissée sous le rebord gingival d'une prémolaire du haut, lèvre écartée par un doigt ganté

Antibiotiques, antiseptiques et laser : ce que montrent les données

Les antibiotiques par voie générale ne font pas partie du traitement courant de la parodontite. La méta-analyse de Teughels et al. (2020) chiffre leur apport lorsqu’ils complètent l’instrumentation : la réduction supplémentaire de profondeur de poche atteint 0,45 mm à court terme et 0,49 mm à plus long terme, l’association amoxicilline et métronidazole arrivant en tête. Ce bénéfice existe, il reste modeste au regard des effets indésirables rapportés plus fréquemment dans les groupes traités, et il ne justifie pas une prescription systématique. Le praticien réserve donc la prescription à des situations identifiées, notamment un abcès ou une forme rapidement évolutive.

Les antiseptiques locaux, chlorhexidine en tête, s’utilisent en cures courtes autour du traitement, jamais en entretien prolongé. Quant au laser, souvent mis en avant comme argument commercial, la revue de Salvi et al. (2020) conclut que les données disponibles restent limitées par le faible nombre d’études contrôlées et par l’hétérogénéité de leurs protocoles. Un laser proposé en supplément d’un assainissement bien conduit ne remplace pas ce dernier et ne change pas l’ordre des étapes.

La réévaluation, le moment où la suite se décide

Le contrôle a lieu à distance de la dernière séance, une fois les tissus cicatrisés et la mesure redevenue fiable. Le praticien refait le tour complet des sondages et compare, dent par dent, avec le relevé initial. C’est là, et pas avant, que se décide la suite.

Les critères sont chiffrés. Loos et Needleman (2020) retiennent comme objectif des poches inférieures ou égales à 4 mm sans saignement au sondage, chez un patient dont moins de 30 % des sites saignent. Les recommandations européennes définissent quant à elles la stabilité parodontale par un saignement au sondage sur moins de 10 % des sites, des profondeurs de 4 mm au plus, et aucun site de 4 mm qui saigne (Sanz et al., 2020). Les sites qui n’atteignent pas ces critères, c’est-à-dire les poches de 4 mm qui saignent encore et les poches de 6 mm et davantage, déclenchent la troisième étape.

Ce que montre le contrôle Ce que l’on peut viser
Gencive rouge et saignante Retour à un rebord non saignant
Poche de 4 à 5 mm Fermeture sans chirurgie
Poche de 6 mm ou plus Accès chirurgical à la racine
Lésion osseuse verticale Régénération partielle
Perte osseuse horizontale Pas de repousse spontanée
Dent très mobile Contention ou avulsion

Cette réévaluation explique pourquoi aucun devis sérieux ne peut annoncer d’emblée le nombre d’interventions chirurgicales nécessaires. Ce chiffre se dessine après l’assainissement, sur des mesures.

Étape 3 : la chirurgie parodontale, sur les sites qui n’ont pas répondu

La troisième étape, toujours selon les recommandations européennes, traite « les zones de la denture qui n’ont pas répondu de façon satisfaisante à la deuxième étape ». Elle ne concerne donc ni toutes les bouches, ni, dans une même bouche, toutes les dents.

La chirurgie d’assainissement par lambeau

Le principe consiste à décoller la gencive le long du collet pour voir directement ce que l’instrument atteignait à l’aveugle. Le praticien nettoie les surfaces radiculaires exposées, retire les tissus infectés, régularise au besoin le relief osseux, puis repositionne et suture le lambeau, souvent un peu plus apicalement afin de réduire la profondeur résiduelle des poches.

Illustration 3D d'une arcade inférieure : deux instruments décollent les dépôts de tartre installés sous une gencive rétractée

L’intérêt de cette voie tient à la visibilité qu’elle procure et à la réduction durable des poches qu’elle permet, ce qui rend le nettoyage quotidien enfin efficace dans ces secteurs. Sa contrepartie est un abaissement du niveau gingival, donc des collets plus visibles et parfois plus sensibles après cicatrisation.

Les greffes osseuses et le comblement des défauts

Lorsqu’un défaut osseux profond persiste au fond d’une poche, un matériau de comblement peut y être placé pendant la chirurgie. Il sert d’échafaudage : il maintient le volume pendant que l’organisme reconstruit, plutôt qu’il ne remplace l’os lui-même.

Infographie Body Expert en quatre étapes : dent enlevée, perte osseuse, greffe d'os, puis pose d'un implant dentaire

Quatre familles de matériaux sont utilisées. L’autogreffe provient du patient lui-même, généralement d’un site voisin de la mâchoire, et reste la référence en matière de compatibilité biologique. L’allogreffe provient d’un donneur humain et subit un traitement destiné à écarter tout risque de transmission. La xénogreffe est d’origine animale, le plus souvent bovine, et rendue biocompatible par un procédé de déprotéinisation. Les substituts synthétiques complètent enfin ce répertoire. Le déroulement complet d’une greffe osseuse dentaire est décrit à part, tout comme les conditions dans lesquelles une greffe osseuse se pratique en Turquie.

Maquette pédagogique d'arcade dentaire sur laquelle une sonde parodontale explore l'espace entre deux molaires du haut

Ces gestes améliorent le pronostic des dents dont le support s’est effondré localement, et ils préparent le terrain quand une reconstruction prothétique est envisagée ensuite. Ils ne ramènent pas la hauteur osseuse d’une arcade entière.

La régénération tissulaire guidée

La régénération tissulaire guidée repose sur une idée simple à énoncer et exigeante à mettre en œuvre. Les cellules de la gencive cicatrisent beaucoup plus vite que celles de l’os et du ligament parodontal. Laissée à elle-même, la gencive comble l’espace avant que les tissus de soutien n’aient eu le temps de se former. Une membrane est donc interposée pour réserver ce volume aux cellules lentes, seules capables de reconstituer une attache.

La méta-analyse de Nibali et al. (2020), qui a réuni 79 essais randomisés portant sur 3042 patients, quantifie ce que ces techniques apportent par rapport à un simple lambeau d’accès : un gain d’attache clinique supplémentaire de 1,34 mm en moyenne. Les auteurs recommandent les dérivés de la matrice amélaire ou la régénération tissulaire guidée, associés à un lambeau de préservation papillaire, pour les poches résiduelles présentant un défaut osseux vertical d’au moins 3 mm. L’indication est donc étroite, et c’est la précision qui manque le plus souvent quand ces techniques sont présentées comme une réponse générale à la perte osseuse. La régénération s’adresse à une forme de lésion particulière, et son gain se compte en millimètres.

Les greffes de gencive

La récession gingivale accompagne souvent les formes avancées et s’accentue parfois après la chirurgie d’assainissement. Une greffe peut alors recouvrir une racine exposée, épaissir un tissu devenu trop fin, ou restaurer une bande de gencive ferme autour d’une dent.

Quatre vues rapprochées d'un greffon de tissu conjonctif affiné au bistouri sur une spatule, avant sa mise en place

Ces interventions protègent la racine contre la carie et l’hypersensibilité, améliorent l’aspect du sourire dans le secteur visible et renforcent le tissu contre une récession ultérieure. Elles supposent un parodonte déjà assaini : une greffe posée sur une inflammation active n’a aucune raison de tenir. Les indications, les techniques et les suites opératoires sont développées dans le guide consacré à la greffe de gencive.

Étape 4 : la maintenance parodontale, celle qui décide du résultat

C’est l’étape la moins spectaculaire du parcours, et c’est celle qui détermine ce que vous conserverez dans dix ans. Les recommandations européennes la définissent comme le maintien de la stabilité parodontale chez tout patient traité, par la combinaison des mesures préventives et thérapeutiques des deux premières étapes, ajustée à l’état de la denture (Sanz et al., 2020).

Une séance de maintenance va bien au-delà d’un détartrage : elle refait les sondages sur les sites à risque, compare avec le relevé précédent, reprend l’instrumentation là où le saignement est réapparu, contrôle l’efficacité du brossage et réévalue les facteurs de risque. Son rythme se règle sur le risque individuel et non sur un calendrier standard. Graziani, Karapetsa, Alonso et Herrera (2017) résument la logique de façon nette : en raison du caractère chronique de la maladie, le traitement parodontal est un engagement à vie.

L’étude de cohorte d’Axelsson, Nyström et Lindhe (2004) en donne la démonstration la plus parlante. Un groupe de 375 adultes a suivi un programme structuré de contrôle de plaque pendant trente ans, avec des séances professionnelles espacées de deux à douze mois selon le profil. La perte dentaire moyenne s’est établie entre 0,4 et 1,8 dent selon les tranches d’âge, avec la fracture radiculaire comme cause principale plutôt que la maladie parodontale, et la plupart des sites n’ont montré aucune perte d’attache supplémentaire. Les auteurs précisent eux-mêmes la limite de ce résultat : il provient d’un cabinet privé unique et non d’un échantillon tiré au sort, ce qui interdit d’en faire une moyenne de population.

La situation inverse est documentée avec la même précision. Sur une cohorte suivie pendant quarante ans, Ramseier et al. (2017) ont montré que la progression de la maladie et la perte dentaire se jouent largement sur ce qui est fait tôt : élimination du tartre, contrôle de plaque, maîtrise de la gingivite et arrêt du tabac avant trente ans. Lorsque la maladie a dépassé ce stade et que le support de plusieurs dents est compromis, la question devient celle de la reconstruction plutôt que celle du traitement parodontal isolé ; le sujet est traité dans l’article consacré à la parodontite au stade terminal.

Se faire soigner en Turquie : ce que cela change, et ce que cela ne change pas

L’expertise et le plateau technique

La Turquie accueille depuis une quinzaine d’années un flux important de patients européens pour des soins dentaires, et les structures qui les reçoivent se sont organisées en conséquence. L’imagerie tridimensionnelle, qui permet de lire la forme des défauts osseux avant une chirurgie régénératrice, est le point à vérifier avant de confier une chirurgie parodontale à une clinique dentaire turque. Body Expert a sélectionné sa clinique partenaire d’Istanbul sur ce plateau technique et sur l’expérience de ses chirurgiens.

Avant et après chez une patiente Body Expert : dents jaunies et irrégulières, puis sourire homogène et aligné

Le coût des soins et ce que la France rembourse

L’écart tarifaire avec la France explique une large part des projets de soins à l’étranger, et il atteint jusqu’à 70 % selon les actes. Encore faut-il savoir ce que vous auriez payé de votre poche en restant en France, car la réponse surprend souvent.

Acte Prise en charge en France
Détartrage Remboursé par l’Assurance Maladie
Radiographies du bilan Remboursées
Surfaçage radiculaire Non remboursé, tarif libre
Chirurgie parodontale Non remboursée, tarif libre
Assainissement, diabète en ALD Remboursé, tous les trois ans
Examen pendant la grossesse Pris en charge à 100 %

L’Assurance Maladie rembourse le détartrage et les examens radiologiques, mais indique que les autres traitements des gencives ne font pas l’objet d’un remboursement par l’assurance maladie obligatoire et que leur tarif est libre. Deux situations font exception. Les patients diabétiques pris en charge au titre d’une affection de longue durée bénéficient d’un remboursement à 100 % de leurs soins bucco-dentaires, et l’assainissement parodontal leur est remboursé, renouvelable tous les trois ans. Les femmes enceintes disposent par ailleurs d’un examen de prévention bucco-dentaire intégralement pris en charge, du quatrième mois de grossesse jusqu’au douzième jour après l’accouchement (Assurance Maladie, s. d.). En dehors de ces cas, la couverture dépend entièrement du contrat de complémentaire santé et de son éventuel forfait de parodontologie.

Organiser le séjour sans casser la maintenance

Un projet de soins parodontaux à l’étranger se construit dans un ordre précis. La phase chirurgicale se déplace bien : elle occupe quelques jours, elle se planifie sur des examens transmis à l’avance, et elle se conclut par une cicatrisation dont les grandes étapes sont prévisibles. La maintenance, elle, ne se déplace pas, parce qu’elle se compte en années et en rendez-vous rapprochés. Un patient qui rentre sans praticien référent pour assurer les séances de suivi perd l’essentiel du bénéfice obtenu au bloc.

La bonne séquence consiste donc à faire réaliser l’assainissement initial et le premier bilan près de chez vous, à discuter du résultat de la réévaluation, puis à n’envisager le déplacement que pour la part chirurgicale et prothétique, en ayant organisé au préalable le suivi du retour. Body Expert organise le séjour autour de l’intervention, avec hôtel 5 étoiles, transferts VIP, une assistante francophone dédiée et un suivi postopératoire de douze mois. Ce suivi complète la maintenance assurée par votre praticien, il ne s’y substitue pas.

Avant et après chez un patient Body Expert : dents délabrées et déplacées, puis arcade complète et alignée

Si vous souhaitez faire évaluer votre situation, nos conseillers répondent à vos questions et vous indiquent ce qui relève d’un traitement sur place et ce qui peut être organisé à Istanbul.

Questions fréquentes

La parodontite se guérit-elle définitivement ?
Elle se stabilise plutôt qu’elle ne disparaît. Le traitement arrête la destruction et referme la majorité des poches, mais l’attache perdue ne se reconstitue pas intégralement et le parodonte reste plus vulnérable. C’est la raison d’être des séances de maintenance, dont l’espacement se règle sur votre niveau de risque personnel.

Le traitement est-il douloureux ?
Le surfaçage radiculaire se pratique sous anesthésie locale. Les jours suivants, les collets réagissent souvent au chaud et au froid, le temps que la gencive vienne se replaquer contre la racine, et cette réaction s’estompe ensuite. La chirurgie parodontale entraîne des suites plus marquées, comparables à celles d’une extraction simple, et encadrées par une prescription antalgique.

Combien de temps dure l’ensemble du traitement ?
Comptez plusieurs séances pour l’assainissement, réparties sur quelques semaines, puis un délai de cicatrisation avant la réévaluation. Si une chirurgie s’avère nécessaire, elle s’ajoute ensuite. Les recommandations européennes présentent cette progression comme incrémentale : chaque étape ne s’engage qu’au vu du résultat de la précédente.

L’os perdu peut-il repousser ?
L’os ne se reconstitue pas de lui-même. Une régénération partielle reste possible sur des défauts verticaux profonds d’au moins 3 mm, avec un gain d’attache de l’ordre de 1,3 mm par rapport à un lambeau seul selon la méta-analyse de Nibali et al. (2020). La perte osseuse horizontale, elle, ne se régénère pas, et l’objectif devient alors la stabilisation du niveau restant.

Faut-il extraire les dents qui bougent ?
L’extraction n’est pas la réponse automatique à une dent mobile. La mobilité diminue parfois lorsque l’inflammation cède et que l’œdème se résorbe, et une contention permet parfois de conserver la dent. La décision se prend après l’assainissement, sur la mesure de l’attache résiduelle et sur la place de la dent dans le projet global.

Peut-on tout faire pendant un seul séjour à l’étranger ?
La part chirurgicale et la reconstruction prothétique se planifient effectivement sur un ou deux séjours. L’assainissement initial et surtout la maintenance supposent en revanche un praticien accessible près de chez vous, sur plusieurs années.

Sources

Assurance Maladie. (s. d.). Consultation et traitement de la gingivite et de la parodontite. Consulté le 13 septembre 2026. Consulter la fiche

Axelsson, P., Nyström, B., & Lindhe, J. (2004). The long-term effect of a plaque control program on tooth mortality, caries and periodontal disease in adults: Results after 30 years of maintenance. Journal of Clinical Periodontology, 31(9), 749–757. https://doi.org/10.1111/j.1600-051X.2004.00563.x

Graziani, F., Karapetsa, D., Alonso, B., & Herrera, D. (2017). Nonsurgical and surgical treatment of periodontitis: How many options for one disease? Periodontology 2000, 75(1), 152–188. https://doi.org/10.1111/prd.12201

Loos, B. G., & Needleman, I. (2020). Endpoints of active periodontal therapy. Journal of Clinical Periodontology, 47(Suppl. 22), 61–71. https://doi.org/10.1111/jcpe.13253

Nibali, L., Koidou, V. P., Nieri, M., Barbato, L., Pagliaro, U., & Cairo, F. (2020). Regenerative surgery versus access flap for the treatment of intra-bony periodontal defects: A systematic review and meta-analysis. Journal of Clinical Periodontology, 47(Suppl. 22), 320–351. https://doi.org/10.1111/jcpe.13237

Ramseier, C. A., Anerud, A., Dulac, M., Lulic, M., Cullinan, M. P., Seymour, G. J., Faddy, M. J., Bürgin, W., Schätzle, M., & Lang, N. P. (2017). Natural history of periodontitis: Disease progression and tooth loss over 40 years. Journal of Clinical Periodontology, 44(12), 1182–1191. https://doi.org/10.1111/jcpe.12782

Salvi, G. E., Stähli, A., Schmidt, J. C., Ramseier, C. A., Sculean, A., & Walter, C. (2020). Adjunctive laser or antimicrobial photodynamic therapy to non-surgical mechanical instrumentation in patients with untreated periodontitis: A systematic review and meta-analysis. Journal of Clinical Periodontology, 47(Suppl. 22), 176–198. https://doi.org/10.1111/jcpe.13236

Sanz, M., Herrera, D., Kebschull, M., Chapple, I., Jepsen, S., Berglundh, T., Sculean, A., & Tonetti, M. S. (2020). Treatment of stage I–III periodontitis: The EFP S3 level clinical practice guideline. Journal of Clinical Periodontology, 47(Suppl. 22), 4–60. https://doi.org/10.1111/jcpe.13290

Suvan, J., Leira, Y., Moreno Sancho, F. M., Graziani, F., Derks, J., & Tomasi, C. (2020). Subgingival instrumentation for treatment of periodontitis: A systematic review. Journal of Clinical Periodontology, 47(Suppl. 22), 155–175. https://doi.org/10.1111/jcpe.13245

Teughels, W., Feres, M., Oud, V., Martín, C., Matesanz, P., & Herrera, D. (2020). Adjunctive effect of systemic antimicrobials in periodontitis therapy: A systematic review and meta-analysis. Journal of Clinical Periodontology, 47(Suppl. 22), 257–281. https://doi.org/10.1111/jcpe.13264

Tonetti, M. S., Greenwell, H., & Kornman, K. S. (2018). Staging and grading of periodontitis: Framework and proposal of a new classification and case definition. Journal of Clinical Periodontology, 45(Suppl. 20), S149–S161. https://doi.org/10.1111/jcpe.12945