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01-PEUR-DU-DENTISTE 4 juillet 2024

Vaincre sa peur du dentiste : les meilleures solutions

Lecture : 4 min. par Antoine Bodyexpert

Vous avez peur du dentiste ? Vous n’êtes pas seul(e) : la peur des soins dentaires, appelée aussi stomatophobie, est une maladie reconnue par l’OMS. Ainsi, selon un sondage Opinion Way, 48% des Français auraient peur d’aller chez le dentiste : chez les femmes (55%) plus que chez les hommes (40%) et surtout parmi les 24-35 ans, qui sont aussi les plus demandeurs, pour vaincre leur phobie, de conseils et de sédatifs auprès de leur dentiste.

D’après une étude parue sur la revue scientifique Anesthesia Progress, la peur du dentiste est soit la première, soit la seconde peur reconnue par les personnes interrogées, et s’associe parfois à d’autres phobies, comme le vertige, la peur en avion ou la claustrophobie. Depuis l’époque des “arracheurs de dents”, ses racines sont profondément ancrées dans l’inconscient populaire. Mais aujourd’hui, grâce aux progrès médicaux et technologiques, la peur du dentiste n’est plus justifiée. Les cabinets dentaires sont bien préparés à l’accueil des patients phobiques. Petite histoire de la stomatophobie et des meilleures manières de vaincre sa peur du dentiste.

Les causes de la stomatophobie

La peur du dentiste est solidement ancrée dans l’inconscient populaire. Dans l’histoire judéo-chrétienne, le supplice de Sainte-Apolline, aujourd’hui sainte patronne des dentistes, est maintes fois représenté dans la peinture religieuse catholique. L’histoire est effrayante. Personnage historique ayant vécu à Alexandrie au IIIe siècle, elle aurait été torturée par ses persécuteurs voulant l’obliger à parjurer sa foi chrétienne : mâchoires brisées à coups de pierre, dents arrachées, puis jetée vivante dans un bûcher…

Quant à l’arracheur de dents, il n’est pas un mythe. Maintes fois représentés dans les gravures et les peintures, avec leurs grosses pinces obstruant la bouche du pauvre patient, ces apprentis dentistes avaient mauvaise réputation.

À notre époque, cette peur est plus diffuse. Peur des gestes invasifs et de la douleur, peur de la piqûre d’anesthésie, bruits d’outillages désagréables et vibrant dans une zone très proche de l’ouïe, vision du sang, odeurs et goûts caractéristiques de la pharmacopée utilisée par les dentistes, la stomatophobie peut être liée au traumatisme d’une visite chez le dentiste durant l’enfance.

Il est vrai que le matériel dentaire peut impressionner n’importe quel patient, dont la zone buccale, vulnérable et bardée de capteurs sensoriels, est tellement précieuse par ses fonctions de respiration, de communication et d’alimentation.

  • La digue dentaire, carré mince et souple de latex ou de polyuréthane posé sur la bouche, peut être vécue comme un bâillon qui étouffe. Les premiers instants, le patient peut s’affoler, craint de ne pas pouvoir respirer, et de ne pas manifester sa souffrance.
  • La pose d’une gouttière pour l’empreinte des dents est désagréable, obstruant la bouche entière, et peut aussi déclencher des réflexes de vomissement.
  • L’usage du spray provoque parfois des effets inattendus : il peut déclencher une des phobies les plus courantes, la peur de l’eau. Des dentistes témoignent avoir vu certains patients paniqués dès les premières gouttes d’eau, terrorisés par la peur de se noyer. Une aspiration très efficace est la seule façon de diminuer cette peur, qui peut survenir autant chez l’enfant que chez l’adulte.
  • L’appréhension générale du cadre médical, la promiscuité avec le praticien et le sentiment d’être totalement à sa merci, telle une vulnérabilité physique et psychologique que peut ressentir le patient, peuvent aussi nourrir cette peur.
  • Aussi, les patients porteurs d’autres phobies que la peur du dentiste seraient plus enclins à repousser ou annuler un rendez-vous chez le dentiste, à espacer ses visites en cabinet dentaire et, in fine, à présenter une santé bucco-dentaire plus dégradée que la moyenne.
  • En effet, la conséquence principale de la stomatophobie est le refus de soigner ses dents, mettant en péril sa santé bucco-dentaire et générale. Une carie non traitée peut rapidement se transformer en pulpite, puis en parodontite, mettant en péril la survie de la dent entière et pouvant nécessiter des soins lourds : pose de prothèses dentaires ou d’implants dentaires, greffe osseuse

Cette peur se manifeste généralement par des poussées de sueur froide et du rythme cardiaque, une crispation, des larmes, ou bien l’annulation à la dernière minute de son rendez-vous chez le dentiste. Pour prévenir et surmonter cette angoisse, en limiter sa portée et accepter des soins dentaires indispensables, la première étape est d’en parler à son dentiste : à défaut d’être enthousiaste (personne n’aime aller chez le dentiste…), un patient confiant sera plus coopératif, et pourra être mieux soigné.

Témoignages de patients phobiques

Les témoignages de patients souffrant de la peur du dentiste sont nombreux. La plupart sont des “patients orphelins”, comme les définissent les professionnels, qui par peur du dentiste se refusent à consulter un cabinet dentaire et n’ont donc pas de dentiste attitré. Dans la plupart des cas, leur état dentaire s’est dégradé au fil d’une vie “sans dentiste”, jusqu’à se retrouver parfois édentés… Voici quelques-uns de leurs récits.

Témoignage de Laeticia : Couronnes, implants et sourire gingival

“Bonjour, je m’appelle Laetitia, je viens du Havre. Je suis venue chez Body Expert parce qu’en fait, suite à un appareil dentaire quand j’étais jeune, mes dents ont été abîmées et ont mal vieilli, et de ce fait, j’avais des nuances un peu grises et j’étais très complexée par mes dents. Donc, je suis venue chez Body Expert pour refaire mes dents et un bridge. J’ai fait un implant et 22 couronnes en finition Emax. 0.5, c’est la teinte que j’ai choisie avec les conseils de Gamze, qui m’a accompagnée tout au long de mon séjour. On s’occupe bien de nous. Je n’ai pas eu mal. Ils sont très doux quand ils s’occupent de nous, contrairement à la France où j’ai de mauvais souvenirs. J’avais peur d’aller chez le dentiste, j’avais peur aussi à ce moment-là. Mais c’était juste de l’appréhension parce que je n’ai pas eu mal du tout. J’ai pu profiter de mon séjour avec ma fille et mon conjoint. J’ai pu faire plein de choses en parallèle de mes soins, donc ça s’est vraiment très bien passé.”

Témoignage de Lila : Facettes

“Salut, moi c’est Lila. Je suis venue chez Body Expert pour faire mes facettes. Vous avez beaucoup entendu parler de Body Expert sur les réseaux sociaux ! Mes amis qui sont venus m’ont beaucoup influencée. J’ai été hyper séduite par la qualité de leurs facettes. C’est impressionnant. J’ai été hyper bien accueillie. Un chauffeur est venu me chercher à l’aéroport. On m’a ramenée à l’hôtel. On venait me chercher pour faire mes soins. Donc vraiment, ça a été nickel. J’ai été reçue par une équipe très professionnelle. Maintenant, j’ai hâte de voir le résultat. J’ai hâte de voir la qualité de mes facettes qui sont faites main avec une finition IMAX. Je n’ai pas eu de douleurs ! Je suis une chochotte normalement, donc c’est vrai que j’ai un peu peur du dentiste, mais là, pour le coup, je n’ai eu aucune douleur, il a fait attention à tout. Le docteur est très très bon, il est même exceptionnel. Il me disait à chaque fois : « Si tu as le moindre doute, la moindre chose, tu lèves la main. » Je n’ai même pas levé une seule fois la main. J’ai pu profiter un peu d’Istanbul parce que c’est une magnifique ville, plein d’endroits à visiter. Il y a des musées, énormément d’endroits culturels, des restos… La ville est très belle. Les gens sont accueillants, chaleureux. Je suis très satisfaite, mes dents sont très belles. J’ai en même temps profité de la vie et pris des vacances, donc je suis très contente. Merci beaucoup Body Expert.”

Témoignage de Laurent : Couronnes, implants et sourire gingival

“Bonjour, moi c’est Laurent, j’ai 31 ans, je viens du Sud-Est de la France, dans la région toulousaine. J’ai connu Body Expert via les réseaux sociaux et par deux amis. Donc, je suis venu ici, à Istanbul, pour faire 7 implants et 28 couronnes, ainsi qu’un gummy smile et une greffe osseuse. Cela s’est effectué en deux voyages. Tout s’est très bien passé. Le personnel de l’hôtel est très accueillant. L’équipe de Body Expert est très chaleureuse et très humaine. Voilà quoi. Si c’était à refaire, je le referais les yeux fermés. Un petit conseil pour tous les gens qui ont peur de franchir le pas : et honnêtement, n’hésitez pas, ils sont là pour vous encadrer, pour vous rassurer. Et voilà, tout est au top.”

Solutions et conseils pour vaincre sa peur du dentiste

Les patients enclins à la peur du dentiste disposent d’une palette de solutions pour surmonter l’épreuve de la visite au cabinet dentaire, avant, pendant et après la consultation. Les équipes médicales et dentaires sont aujourd’hui formées pour gérer ce stress, pourvu qu’une relation de confiance s’établisse entre le patient et le praticien, dès les premiers instants.

Avant la consultation

  • Parler de la peur du dentiste

Trouvez un professionnel expérimenté dans la gestion de la stomatophobie, bienveillant et à l’écoute. Parlez de votre peur au téléphone avec lui, dès la prise de rendez-vous. De nombreux dentistes sont formés à différentes méthodes de relaxation, de réduction de l’anxiété et de la douleur, tandis que leurs patients sont souvent demandeurs de musique douce, de bougies parfumées, de lumière tamisée ou d’une télévision au plafond.

  • Préparation mentale : se visualiser durant un rendez-vous dentaire agréable. Pensez à des images positives, imaginez vous dans le fauteuil du dentiste, détendu, souriant et confiant. Si vous pratiquez déjà la méditation, le taï-chi ou le yoga, ces techniques comme d’autres aident à se détendre et à contrôler son anxiété.
  • Respiration : calmez votre stress pré-rendez-vous en prenant de longues respirations profondes.
  • Détente par la musique ou l’image : écoutez de la musique ou regardez des clips ou des films détendants (comédie, humour…) dans la salle d’attente avant, mais aussi pendant la consultation. Certains cabinets dentaires, notamment pédiatriques, sont équipés d’écrans permettant à leurs jeunes patients de regarder leur dessin animé préféré pendant que le dentiste poursuit tranquillement son œuvre salutaire.

  • Oubliez l’idée de douleur : les progrès technologiques permettent aujourd’hui des traitements indolores. Seule la petite piqûre anesthésiante pique l’espace d’un dixième de seconde…
  • Venir accompagné d’un proche. La présence d’une personne proche de vous et un cabinet dentaire compatissant et offrant une atmosphère apaisante permet souvent de surmonter sa peur du dentiste.

Pendant la consultation

  • Sédation consciente sous gaz MEOPA. Le gaz Meopa, aussi connu sous le nom de protoxyde d’azote, est un gaz inodore aux propriétés analgésiques et anesthésiques légères. Utilisé en médecine depuis plus de 150 ans pour des procédures dentaires ou chirurgicales mineures ou des accouchements, cette sédation légère est particulièrement efficace pour gérer la peur. Surtout, elle peut être administrée sans risques directement par le dentiste, sans nécessité d’anesthésiste. Rarement, il peut déclencher des effets secondaires (nausées, maux de tête, vomissements…), généralement temporaires et disparaissent rapidement une fois le gaz inhalé. En cas d’utilisation, votre dentiste doit se renseigner sur vos antécédents médicaux et vos allergies, pour minimiser ces risques d’effets secondaires.

  • Sédation consciente par intraveineuse. L’administration, par voie intraveineuse, du médicament sédatif incluant anxiolytiques et analgésiques, plonge le patient dans une profonde relaxation, tout en étant conscient. Elle ne sert cependant qu’à diminuer l’anxiété, mais pas la douleur. Une sédation est donc associée à l’administration d’un anesthésiant local, qui permet au patient de ne rien sentir durant l’intervention du dentiste. De plus, le médicament provoquant une douce amnésie chez le patient, celui-ci a l’impression que l’intervention n’a duré que quelques secondes, et il n’en conserve qu’un vague souvenir. De bonne augure pour de prochains rendez-vous sans stress.

  • Hypnose. Cette technique novatrice dans la gestion de stomatophobie donne d’excellents résultats, selon les patients et les praticiens spécifiquement formés. L’état d’hypnose, qui se situe entre le sommeil et l’état de conscience complète, permet au praticien de demander à son patient de s’abandonner, et ainsi d’évacuer l’état de peur. Le patient, uniquement réceptif à ce que l’hypnotiseur lui demande, a les yeux clos et n’entend pas les sons de l’intervention. Il répond aux sollicitations du dentiste, qui lui demande d’ouvrir ou fermer la bouche, et communique avec lui par un “oui” ou “non” formulé avec un doigt ou une main. En état d’hypnose, les flux salivaires et sanguins du patient sont ralentis. Une anesthésie locale n’est pas forcément utile, et la cicatrisation serait bien plus rapide.

En cas de phobie sévère

  • Anesthésie générale. En cas de phobie sévère, le praticien dentaire peut toujours avoir recours à l’anesthésie générale. Cette solution nécessite cependant un cadre médical spécifique (clinique, hôpital), avec un rendez-vous préalable avec l’anesthésiste et un séjour de 24h minimum pour la gestion du réveil post-opératoire. Pour des patients très anxieux et en cas d’intervention longue et profonde (extraction de plusieurs dents, remplacement par des prothèses implantaires, greffe osseuse…), cette solution peut être indiquée.

  • Thérapies comportementales et cognitives (TCC). Pratiquées dans le cadre d’un hôpital ou d’une clinique, ces thérapies psychologiques permettent aux patients de vaincre leur phobie. L’Assurance Maladie définit ces thérapies comme un “travail sur le comportement et les pensées, opinions et croyances appelées cognitions. Elles ne recherchent pas l’origine de la phobie, mais visent à en traiter les manifestations visibles”. Les séances (entre 10 et 20 généralement, chacune de 45 mn, à un rythme d’une par semaine) se déroulent en groupe ou individuellement, menées par des médecins généralistes ou psychiatres, ou des psychologues spécialisées en TCC. Leur efficacité est prouvée, permettant aux patients souffrant de stomatophobie de surmonter leur peur de la consultation, voire d’y accepter des interventions sans sédation. Dans un premier temps, elles consistent à apprendre au patient à gérer stress et anxiété par des techniques de respiration, à remplacer les idées négatives ou erronées par des pensées positives et réalistes, et à contrôler ses émotions. Suit ensuite une série de séances pendant lesquelles le patient porte un casque à réalité virtuelle, et se confronte de manière progressive à l’objet de sa phobie, avec le guidage du thérapeute qui maintient un dialogue permanent et évalue le stress du patient pour s’adapter à ses réactions. Les séances de TCC sont remboursées par la Sécurité Sociale et les mutuelles.

Après la consultation

Pour les patients souffrant de stomatophobie, l’étape de la première consultation, après des années de refus, est une victoire formidable. Pour reprendre confiance en soi, entamer un cycle de rendez-vous vertueux, retrouver une bonne santé bucco-dentaire et surtout, retrouver un beau sourire.

Les patients qui ont surmonté leur peur du dentiste, grâce aux différentes techniques disponibles et à un accompagnement thérapeutique adapté, n’hésitent plus à entamer un suivi régulier avec leur cabinet dentaire, et retrouver de belles dents. La dernière étape des praticiens est alors de convaincre leurs patients à bien prendre soin de leur sourire et d’observer une hygiène bucco-dentaire rigoureuse. Et de consulter leur dentiste préféré pour un détartrage et un check-up annuel…

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