Des extrasystoles isolées, survenant sur un cœur examiné et jugé normal, ne contre-indiquent pas à elles seules une greffe de cheveux. Ces contractions prématurées, perçues comme un raté ou un coup sourd dans la poitrine, comptent parmi les irrégularités du rythme les plus répandues : une étude a relevé au moins une extrasystole ventriculaire chez 69% des participants sur un enregistrement de 24 heures, et une autre chez 99,5% avec une surveillance de deux semaines. Avant l’intervention, la question porte donc sur leur nombre, sur les symptômes qui les accompagnent et sur l’existence ou non d’une maladie du cœur.
Chez Body Expert, le projet d’une personne sujette aux extrasystoles qui souhaite une greffe de cheveux en Turquie s’étudie comme celui de tout autre patient, avec deux points d’attention en plus. Le premier concerne des examens cardiaques récents lorsque les extrasystoles sont fréquentes, gênantes ou associées à des antécédents familiaux. Le second porte sur le nom exact de vos traitements, car certains interagissent avec l’adrénaline de l’anesthésie locale.
La journée de greffe rassemble aussi plusieurs déclencheurs connus de ces battements : l’appréhension, une nuit écourtée par le voyage, le café bu pour tenir une longue séance et l’adrénaline associée à l’anesthésie. Les connaître vous aide à arriver préparé et à faire la différence entre une sensation attendue et un signe qui justifie d’alerter l’équipe.
Le battement normal part des oreillettes, puis se transmet aux ventricules, qui se contractent ensuite de façon synchronisée. Une extrasystole est une contraction déclenchée trop tôt par un foyer électrique situé ailleurs : dans les oreillettes, on parle d’extrasystole auriculaire (ou atriale), et dans les ventricules d’extrasystole ventriculaire. Sur l’électrocardiogramme, l’extrasystole ventriculaire apparaît comme un complexe précoce et souvent élargi, qu’aucune onde auriculaire ne précède.
Le coup parfois ressenti dans la poitrine correspond au battement qui suit l’extrasystole. Le cœur marque une courte pause, les ventricules se remplissent plus longtemps, et ce battement suivant, plus ample, devient perceptible. Selon une revue de cardiologie parue en 2026 dans Clinical Medicine, le battement « en trop » ou « sauté » en est la description classique, alors que certaines personnes ne ressentent rien et découvrent leurs extrasystoles sur un tracé fait pour une autre raison.
Leur nombre varie d’un jour à l’autre, et la proportion de personnes chez qui on en détecte augmente avec la durée d’enregistrement. Le système nerveux ajuste en permanence la fréquence et la force des contractions aux besoins de l’organisme, à l’effort par exemple, et les extrasystoles se manifestent volontiers dans les périodes de stress, de fatigue ou après plusieurs cafés.
Lorsque le cœur ne présente aucune maladie de structure, des extrasystoles peu nombreuses et sans symptôme relèvent d’une simple réassurance, et elles disparaissent souvent d’elles-mêmes. Établir si le cœur est structurellement normal reste donc la première question du cardiologue, puisque c’est ce point qui oriente le pronostic et la suite.
Trois éléments conduisent à pousser l’exploration. Le premier tient aux symptômes : des battements ressentis et gênants, ou accompagnés d’essoufflement, de fatigue ou d’une impression de malaise imminent. Le deuxième concerne l’histoire familiale : une cardiomyopathie, un appareil cardiaque implanté jeune, ou une mort subite d’origine cardiaque ou inexpliquée avant 50 ans chez un proche. Le troisième est une charge supérieure à 5%, c’est-à-dire une part d’extrasystoles dépassant 5% de l’ensemble des battements enregistrés.
La charge renseigne aussi sur le retentissement à long terme. Très nombreuses, les extrasystoles ventriculaires peuvent finir par affaiblir le ventricule gauche, une complication décrite surtout au-delà de 10% de charge et plus probable au-delà de 20%. Au-dessus de 10%, et même lorsque le ventricule fonctionne normalement, la revue préconise de contrôler la fonction cardiaque à intervalles réguliers.
Si le bilan met en évidence un autre trouble du rythme, comme une fibrillation atriale, l’évaluation suit une autre logique, que développe notre article greffe de cheveux et arythmie. Les autres situations qui conduisent à reporter ou à écarter une intervention sont réunies dans la liste des contre-indications à la greffe de cheveux.
En greffe capillaire, l’électrocardiogramme n’a rien de systématique : le guide de pratique paru en 2021 dans le Journal of Cutaneous and Aesthetic Surgery le conseille lorsqu’un symptôme cardiaque est présent ou l’a été, ainsi qu’en cas d’antécédent de maladie du cœur. Un tracé qui sort de la normale conduit à demander l’avis d’un cardiologue avant de fixer la date.
Des palpitations ressenties relèvent de ces symptômes. Lorsque les extrasystoles sont fréquentes ou gênantes, le cardiologue s’appuie en première intention sur trois examens : l’ECG à 12 dérivations, un enregistrement du rythme sur au moins 24 heures (Holter) et une échographie cardiaque. Une IRM cardiaque complète le bilan quand un doute subsiste sur le muscle, et une montre connectée capable d’enregistrer un tracé peut aider à relier une sensation à un rythme précis.
| Examen | Ce qu’il apporte |
|---|---|
| ECG à 12 dérivations | Confirme et localise l’extrasystole |
| Holter de 24 heures ou plus | Mesure la charge sur une journée |
| Échographie cardiaque | Recherche une atteinte du muscle |
| IRM cardiaque | Précise un doute persistant |
Pour l’étude de votre demande, réunissez le compte rendu du Holter avec la charge mesurée, la conclusion de l’échographie si elle a été faite, le courrier de votre cardiologue et votre ordonnance en cours. Un bilan rassurant laisse le projet suivre son cours habituel, alors qu’un bilan qui appelle un traitement ou un contrôle conduit à fixer la date après l’avis du cardiologue. La technique retenue et le nombre de greffons, qui fixent la durée de la séance, font l’objet de notre guide complet de la greffe de cheveux.
L’Assurance Maladie range parmi les causes habituelles de palpitations le café, le thé et les boissons énergisantes, l’alcool, le tabac et la nicotine, les drogues, le manque de sommeil, l’effort intense, le stress et l’anxiété. La plupart de ces facteurs dépendent de vos habitudes, et la semaine qui précède la greffe se prête bien à les surveiller.
Pour le café, un essai randomisé publié en 2023 dans le New England Journal of Medicine a suivi 100 adultes porteurs d’un enregistreur ECG continu pendant 14 jours, avec un tirage au sort quotidien entre café et abstention de caféine. Les jours de café, les extrasystoles ventriculaires passaient en moyenne de 102 à 154 par jour, sans hausse significative des extrasystoles auriculaires, et la nuit suivante raccourcissait de 36 minutes.
Ces résultats invitent à garder votre consommation habituelle le jour de la greffe, voire à la réduire, plutôt qu’à l’augmenter pour compenser une nuit courte. La reprise du café pendant la convalescence obéit à d’autres considérations, liées à la cicatrisation, qui sont traitées dans notre article sur le café après une greffe de cheveux.
L’appréhension se prépare elle aussi, puisque le stress et l’anxiété figurent dans la même liste de causes que le café. Une anxiété connue gagne à être signalée à l’équipe dès votre arrivée, et une nuit complète avant l’intervention, précédée du délai sans alcool indiqué par la clinique, réduit les déclencheurs qui dépendent de vous.
Pour l’anesthésie locale, la lidocaïne est souvent mélangée à une petite quantité d’adrénaline, qui limite le saignement et prolonge l’insensibilisation ; le protocole et les moyens de confort sont présentés sur notre page consacrée à l’anesthésie pendant une greffe de cheveux. Pour une personne sujette aux extrasystoles, la question porte sur la fraction de ce produit qui gagne la circulation, car elle peut faire monter la fréquence cardiaque et déclencher des palpitations.
Le guide de 2021 admet l’anesthésie locale adrénalinée chez les patients dont la maladie cardiaque est stable. Des extrasystoles survenues sur un cœur que le bilan a jugé normal restent donc dans le cadre habituel, et le choix de la solution comme de sa concentration revient au chirurgien, en fonction de vos antécédents, de vos traitements et de la longueur de la séance envisagée.
Les bêtabloquants figurent, avec certains inhibiteurs calciques, parmi les médicaments les plus utilisés pour calmer des extrasystoles gênantes, si bien que vous en prenez peut-être un. Si c’est du propranolol, ou un autre bêtabloquant dit non sélectif, le guide de 2021 contre-indique l’adrénaline, en raison d’un risque théorique d’urgence hypertensive suivie d’un ralentissement réflexe du cœur. Indiquez la molécule exacte dès votre premier message et ne l’interrompez pas de vous-même, car l’arrêt brutal d’un bêtabloquant peut à lui seul faire apparaître des palpitations : ce qu’il convient d’en faire autour de l’intervention se décide entre le chirurgien et le médecin qui vous l’a prescrit.
Les injections commencent après la pré-anesthésie sans aiguille comprise dans nos forfaits, dont le rôle est d’atténuer la sensation des premières piqûres. À ce moment, l’adrénaline ajoutée et votre propre appréhension peuvent rendre vos extrasystoles plus perceptibles ou faire battre le cœur plus fort pendant quelques instants. Décrivez à l’équipe ce que vous ressentez avec les mots que vous employez d’habitude pour vos extrasystoles, et prévenez-la sans attendre si les battements irréguliers s’enchaînent en salves, se prolongent ou s’accompagnent d’une gêne dans la poitrine, d’un essoufflement ou d’une sensation de malaise. Le reste de la séance, du tracé de la ligne frontale à l’implantation, se lit dans notre article sur le déroulement d’une greffe de cheveux.
Les premiers jours cumulent à leur tour plusieurs déclencheurs, entre les nuits passées la tête surélevée, l’inconfort de la zone donneuse et la fatigue du voyage de retour. Si vos extrasystoles se font plus présentes, notez quand elles surviennent, combien de temps elles durent, si elles commencent et s’arrêtent brusquement et si le rythme vous semble régulier. Ce sont les questions que l’Assurance Maladie conseille de se poser avant d’en parler à un médecin.
Avant de prendre un remède contre le rhume ou un décongestionnant pour le vol du retour, lisez la notice ou demandez l’avis d’un pharmacien, car les vasoconstricteurs nasaux figurent parmi les médicaments qui provoquent des palpitations. Les consignes propres au cuir chevelu, du lavage à la protection solaire, ne changent pas avec des extrasystoles : vous les retrouverez dans notre récapitulatif des soins après une greffe de cheveux.
Certaines associations de symptômes imposent d’appeler les urgences, le 15 ou le 112 depuis la France, le 112 en Turquie : des palpitations accompagnées d’un malaise, avec ou sans perte de connaissance, de douleurs thoraciques, d’une respiration courte et difficile, de sueurs profuses, de vertiges, de maux de tête intenses, ou encore d’une perte de force d’un membre ou d’un engourdissement du visage. Pendant votre séjour à Istanbul, prévenez aussi immédiatement l’équipe de la clinique.
En dehors de ces situations, l’Assurance Maladie conseille de consulter votre médecin traitant si les palpitations reviennent souvent, durent, s’aggravent ou changent de caractère. Il en va de même lorsque le cœur dépasse 100 battements par minute en dehors d’un effort, d’une fièvre ou d’une crise d’angoisse, ou lorsque les palpitations apparaissent après le début ou l’arrêt d’un médicament.
Tout commence par un échange à distance : vous envoyez des clichés de votre cuir chevelu accompagnés de vos données de santé, c’est-à-dire le diagnostic d’extrasystoles, la date et la conclusion de vos derniers examens cardiaques et vos traitements en cours. Un devis gratuit sous 24h, sans engagement, vous parvient ensuite, et le chirurgien de notre clinique partenaire précise à ce stade s’il souhaite un examen récent ou un courrier de votre cardiologue avant de retenir une date.
À Istanbul, des transferts VIP vous conduisent de l’aéroport à votre hôtel 5 étoiles, puis à la clinique, et vos nuits comprennent le petit-déjeuner. Une assistante francophone vous est dédiée durant le séjour ; signalez-lui toute palpitation inhabituelle ou question sur votre traitement, pour qu’elle la relaie à l’équipe médicale. Gardez avec vous, en cabine, les comptes rendus de vos examens cardiaques ainsi qu’assez de médicaments pour couvrir tout le voyage.
Le programme type d’une greffe de cheveux à Istanbul montre l’enchaînement des journées, ce qui aide à réserver une vraie nuit de repos avant l’intervention. De retour chez vous, vos photos et vos questions sur la cicatrisation et la repousse relèvent du suivi post-opératoire de 12 mois à distance, alors que vos extrasystoles restent l’affaire de votre cardiologue ou de votre médecin traitant.
Assurance Maladie. (2026a). Palpitations cardiaques : définition et causes. ameli.fr. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/palpitations-cardiaques/definition
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