Demandez une consultation gratuite avec un expert
Vous êtes
Type de soin souhaité
17 septembre 2026
Équipe Body Expert
14 min de lecture

Gummy smile : causes du sourire gingival et traitements

Femme souriante posant les mains sur ses joues

Le gummy smile, ou sourire gingival, correspond à une exposition importante de la gencive supérieure lorsque vous souriez. Il peut être lié à la position des dents, à la hauteur de la gencive, à la mobilité de la lèvre ou à la structure du maxillaire. Le traitement dépend de cette cause : une injection, une gingivectomie et une chirurgie des mâchoires ne corrigent pas le même mécanisme. Un bilan permet de choisir une solution proportionnée, si cette particularité vous gêne.

Qu’est-ce qu’un sourire gingival ?

Au moment du sourire, la lèvre supérieure se soulève et découvre les dents, avec une quantité variable de gencive. Une exposition gingivale n’est pas en elle-même une maladie. Son appréciation esthétique dépend des proportions du visage, des dents, de la dynamique du sourire et de vos préférences. Vous pouvez avoir des gencives visibles, parfaitement saines, sans avoir besoin de traitement.

Les publications utilisent différents seuils pour parler d’exposition excessive, souvent autour de 3 à 4 mm. Cette mesure aide à décrire une situation ; elle n’impose pas une correction. L’examen apprécie également la symétrie, la longueur visible des dents et la position des lèvres au repos. Une photographie isolée ne suffit pas à comprendre le fonctionnement complet du sourire.

Le terme gummy smile recouvre donc plusieurs réalités anatomiques. Des dents courtes parce qu’elles sont partiellement recouvertes de gencive ne posent pas le même problème que des dents de taille normale exposées par une lèvre très mobile. La revue clinique Excessive Gingival Display décrit cette diversité et l’importance d’identifier la cause avant de choisir le traitement.

Les principales causes du gummy smile

Une gencive qui recouvre une partie de la couronne dentaire

Lors de l’éruption des dents, les tissus gingivaux évoluent pour laisser apparaître leur couronne. Dans une éruption passive altérée, une partie de la couronne anatomique reste recouverte. Les dents paraissent alors plus courtes ou plus carrées. Le dentiste recherche la position de la limite entre l’émail et la racine ainsi que celle de l’os sous-jacent.

Schéma de la position de la gencive autour des dents

Une autre situation est l’augmentation de volume des gencives. Elle peut être liée à une inflammation, à certains médicaments ou à d’autres causes. Les tissus sont parfois rouges, gonflés ou sujets aux saignements. Il faut traiter la cause et réévaluer le contour avant de décider d’un remodelage esthétique. Une gencive gonflée n’est pas simplement un excès de tissu à retirer.

Une lèvre supérieure courte ou très mobile

La longueur de la lèvre au repos et l’amplitude de son mouvement sont deux paramètres différents. Une lèvre de longueur habituelle peut se soulever fortement sous l’action des muscles du sourire. On parle alors d’hypermobilité labiale. Une autre personne peut présenter une lèvre relativement courte, sans contraction musculaire particulièrement excessive.

Cette distinction influence l’intérêt d’une injection de toxine botulique ou d’une chirurgie de repositionnement. Réduire temporairement l’activité musculaire n’allonge pas un os ni une dent. De même, ajouter du volume aux lèvres ne traite pas nécessairement le mécanisme responsable. L’analyse doit porter sur le mouvement du sourire autant que sur son apparence au repos.

La position des dents et la hauteur du maxillaire

Une position trop basse des incisives et de leur support peut augmenter l’exposition gingivale. Le dentiste ou l’orthodontiste examine l’occlusion, c’est-à-dire la manière dont les dents se rencontrent, ainsi que leur position par rapport aux lèvres. Un traitement orthodontique peut être pertinent lorsque le déplacement dentaire répond à la cause identifiée.

Un excès vertical du maxillaire correspond à une composante osseuse. Il peut s’accompagner d’autres particularités du visage ou de l’occlusion. Une chirurgie orthognathique peut alors être discutée, parfois avec une préparation orthodontique. Une retouche gingivale ne corrige pas cette dimension squelettique. Plusieurs causes peuvent coexister et justifier un plan associant plusieurs disciplines.

Comment se déroule le diagnostic ?

Le premier rendez-vous reprend votre demande : quelle partie du sourire vous gêne, dans quelles circonstances et depuis quand ? Le praticien examine les lèvres au repos, le sourire spontané et le sourire plus ample. Il évalue les proportions dentaires et faciales. Des photographies ou une courte vidéo peuvent documenter le mouvement et servir de référence pour la discussion.

Évaluation du sourire et des gencives au cabinet dentaire

L’examen parodontal contrôle la santé des gencives, la présence de plaque, les saignements et le soutien des dents. La position de l’os par rapport à la couronne dentaire est importante avant une chirurgie d’allongement. Des radiographies, des mesures complémentaires ou un bilan orthodontique sont proposés si le diagnostic les nécessite. Une imagerie volumique n’est pas automatiquement utile dans tous les cas.

Les traitements médicaux, les antécédents dentaires et la consommation de tabac doivent être signalés. Certains médicaments favorisent une augmentation de volume gingival. Leur éventuelle adaptation se discute avec le prescripteur ; vous ne devez pas les arrêter seul. Si une inflammation est présente, son traitement peut modifier l’apparence du sourire et le geste ensuite envisagé.

L’analyse médico-chirurgicale publiée par Laure Frison insiste sur la combinaison possible de facteurs dentaires, parodontaux, musculaires et squelettiques. Un diagnostic utile doit vous permettre de comprendre quel tissu sera traité, pourquoi et quelle part du sourire devrait être modifiée.

Gingivectomie et allongement coronaire : agir sur les gencives

Quand une gingivectomie peut être adaptée

La gingivectomie retire une partie du tissu gingival. Elle peut être envisagée lorsque l’exposition des dents est limitée par un excès approprié à retirer, avec une architecture osseuse et une quantité de gencive compatibles. Le geste cherche à redéfinir le contour tout en respectant le tissu nécessaire à la santé de la dent.

Le chirurgien-dentiste doit déterminer quelle hauteur peut être exposée sans découvrir inutilement la racine ni compromettre les attaches gingivales. Un simple objectif de dents plus longues n’est pas suffisant. Une résection excessive peut provoquer une sensibilité, un contour inesthétique ou des difficultés d’entretien. L’équilibre entre les dents voisines doit également être anticipé.

Quand l’os doit aussi être pris en compte

Dans certaines configurations, retirer seulement la gencive ne laisse pas un espace suffisant pour les tissus qui s’attachent à la dent au-dessus de l’os. Un allongement coronaire avec adaptation du contour osseux peut alors être nécessaire. Cette chirurgie diffère d’une petite retouche superficielle et demande une planification plus complète.

La position de la gencive continue d’évoluer pendant la cicatrisation. Le résultat ne se juge pas seulement à la sortie du cabinet. Une correction prothétique éventuelle doit attendre une stabilité suffisante, selon les recommandations du praticien. Si des facettes ou des couronnes sont prévues, demandez comment leur calendrier s’articule avec celui de la cicatrisation gingivale.

Le laser traite-t-il toutes les formes de sourire gingival ?

Le laser peut être utilisé comme instrument pour certains gestes sur les tissus mous. Il ne détermine pas l’indication. Une gingivectomie réalisée au laser reste une chirurgie qui retire de la gencive ; elle ne replace pas un maxillaire et ne corrige pas à elle seule une hypermobilité de la lèvre.

Les mots « laser » et « sans incision » peuvent donner une impression de geste anodin. Pourtant, le tissu traité cicatrise et un retrait excessif reste possible. Le bénéfice doit être comparé à celui d’autres instruments pour votre situation, sans promesse de résultat supérieur universel. Le praticien explique l’anesthésie, les suites et le contrôle prévu.

Demandez surtout si le plan repose sur une analyse de l’os et des attaches autour des dents. Un laser ne dispense pas de ce bilan. Si la cause est osseuse ou orthodontique, choisir seulement un remodelage superficiel pour sa rapidité peut laisser une gêne importante ou créer un contour dentaire disproportionné.

Toxine botulique : une option temporaire pour certaines lèvres hypermobiles

La toxine botulique diminue temporairement l’activité de muscles ciblés. Dans certaines formes de sourire gingival liées à une élévation excessive de la lèvre, elle peut réduire la quantité de gencive découverte. Elle ne traite pas une inflammation gingivale, une dent partiellement recouverte ou un excès osseux important.

Le praticien apprécie le mouvement, la symétrie et la part musculaire avant de proposer l’injection. L’effet apparaît progressivement et s’atténue ensuite, ce qui peut conduire à des séances de renouvellement si vous souhaitez le maintenir. La durée varie selon le produit, la réponse individuelle et le traitement. Cette solution ne doit pas être présentée comme définitive.

La revue systématique de Razmaitė et Trakinienė retrouve des résultats favorables, à partir d’un nombre limité d’études. Elle ne permet pas de promettre le même effet à chaque personne ni de fixer un protocole universel. Votre praticien doit préciser le produit, le statut de son utilisation dans votre pays et les modalités du contrôle.

Une asymétrie, une modification indésirable du sourire ou une gêne fonctionnelle peuvent survenir. L’anatomie des muscles autour de la bouche impose un geste médical maîtrisé. Signalez vos maladies, traitements et antécédents d’injection. En cas de difficulté à avaler, à parler ou à respirer après une injection, demandez une aide médicale urgente. Ces effets sont très rares, mais figurent parmi les risques de la toxine botulinique rappelés par l’American Academy of Dermatology.

Repositionnement de la lèvre : indications et limites

La chirurgie de repositionnement labial cherche à limiter l’élévation de la lèvre supérieure en modifiant ses attaches dans le vestibule, à l’intérieur de la bouche. Différentes variantes existent. Elle peut être discutée pour certaines composantes labiales, après analyse de la quantité de tissu disponible et de la participation osseuse.

Elle ne doit pas être confondue avec le lip lift, qui raccourcit la distance cutanée entre le nez et la lèvre pour modifier la position de celle-ci. Les objectifs sont différents ; un geste qui augmente l’exposition des dents peut être inadapté à une demande de réduction du sourire gingival. Le nom exact de la procédure et son mécanisme doivent donc être expliqués.

Après un repositionnement, une tension et un gonflement peuvent apparaître. Des restrictions de mouvement peuvent être prescrites pendant la cicatrisation. Le risque de récidive varie avec l’anatomie et la technique. Une composante squelettique importante peut limiter le résultat. Demandez quel suivi sera proposé et comment une persistance de l’exposition gingivale serait interprétée.

Un résultat chirurgical ne signifie pas immobilité de la lèvre ni symétrie parfaite dans tous les sourires. L’objectif doit rester compatible avec l’expression naturelle et les fonctions de la bouche. Avant de choisir, comparez le bénéfice attendu à celui d’une solution temporaire, d’un traitement dentaire ou de l’absence d’intervention.

Orthodontie et chirurgie orthognathique

Lorsque la position des dents participe à l’exposition gingivale, l’orthodontie peut déplacer les dents et leur support dans un objectif précis. Des dispositifs d’ancrage peuvent être nécessaires dans certains plans. Ce traitement s’étend dans le temps et demande une surveillance des racines, des gencives et de l’occlusion. Il n’est pas équivalent à une retouche esthétique réalisée en une séance.

Discussion de l’occlusion avec un orthodontiste

En cas d’excès vertical du maxillaire, une chirurgie orthognathique peut repositionner l’os pour agir sur la cause squelettique. Elle nécessite un bilan spécialisé, souvent une coordination entre orthodontiste et chirurgien maxillo-facial, ainsi qu’une préparation de l’occlusion. Le projet concerne l’équilibre facial et la fonction, au-delà de la seule ligne gingivale.

L’anesthésie, l’hospitalisation, l’alimentation postopératoire et la récupération dépendent du plan chirurgical. Les risques comprennent notamment saignement, infection, troubles sensitifs, difficultés occlusales ou nécessité d’un ajustement secondaire. Ces contraintes doivent être mises en regard de l’importance de la gêne et des autres problèmes éventuellement corrigés.

Un traitement limité aux tissus mous peut parfois améliorer l’apparence d’une composante osseuse sans la corriger complètement. Ce compromis doit être annoncé clairement. Vous devez savoir si le projet traite la cause principale ou réduit seulement une partie de ses manifestations, et si le résultat attendu vous convient dans ces limites.

Les facettes et couronnes sont-elles nécessaires ?

Un sourire gingival sur des dents saines ne justifie pas automatiquement des facettes ou des couronnes. Ces restaurations modifient la forme, la couleur ou la structure visible des dents ; elles ne remplacent pas le diagnostic de la gencive et de la lèvre. Leur préparation peut nécessiter un retrait de tissu dentaire qui doit avoir une indication propre.

Si les dents sont usées, fracturées ou présentent une autre anomalie, une restauration peut participer à un plan global. Le praticien doit distinguer ce besoin de la correction gingivale. Demandez quelle amélioration serait obtenue avec le seul traitement des tissus ou de la position dentaire, puis ce qu’ajouterait chaque restauration.

Les soins dentaires peuvent associer plusieurs traitements, mais leur multiplication n’est pas un objectif. Une simulation numérique aide à discuter les proportions ; elle ne prédit pas exactement la cicatrisation ni le mouvement du sourire. Le choix doit préserver autant que possible les structures saines et prévoir l’entretien futur.

Suites, cicatrisation et surveillance

Les suites varient fortement entre une injection, une chirurgie gingivale et une intervention osseuse. Après un geste parodontal, des saignements limités, une sensibilité ou un gonflement peuvent survenir. Le praticien précise l’alimentation, l’hygiène, les produits prescrits et les modalités de brossage pendant la cicatrisation. N’appliquez pas un conseil destiné à une autre procédure.

Contrôle clinique du sourire et de la cicatrisation

Une douleur qui s’intensifie, un saignement persistant, de la fièvre ou un gonflement qui s’aggrave doivent être signalés. Après une chirurgie plus importante, les signes d’alerte et les contacts doivent être remis par écrit. Le suivi vérifie la cicatrisation, la santé des gencives et l’évolution de la symétrie, avec des ajustements si nécessaire.

La comparaison photographique doit se faire à distance suffisante du geste et dans des conditions similaires. La lumière, la position de la tête et l’intensité du sourire peuvent modifier nettement l’impression de résultat. Une photographie prise avec une lèvre moins soulevée ne démontre pas à elle seule l’efficacité d’un traitement.

À long terme, l’entretien parodontal reste important. Une inflammation récidivante peut faire varier le contour gingival. Le vieillissement et la mobilité de la lèvre peuvent également modifier le sourire. Un résultat durable signifie une amélioration qui se maintient dans un contexte suivi, sans garantie que l’apparence restera strictement identique toute la vie.

Prix du traitement : pourquoi les devis varient autant

Le budget dépend d’abord de la cause et de la procédure retenue. Une injection renouvelable, une gingivectomie sur quelques dents, un allongement avec remodelage osseux et un parcours orthodontico-chirurgical représentent des soins très différents. Les comparer uniquement sur un prix de « gummy smile » ne permet pas de comprendre ce qui sera réellement traité.

Un devis détaillé précise le bilan, les dents concernées, les honoraires, l’anesthésie et les consultations de contrôle. Pour une injection, considérez aussi le coût des renouvellements si vous souhaitez maintenir l’effet. Pour une chirurgie, demandez les frais liés aux examens et à une éventuelle phase orthodontique ou prothétique distincte.

La prise en charge éventuelle dépend de l’indication et du cadre de soins. Un objectif principalement esthétique et un traitement d’une anomalie fonctionnelle ne relèvent pas nécessairement des mêmes règles. Faites confirmer les possibilités auprès des professionnels et de votre complémentaire avant de vous engager. Aucun tarif unique ne peut décrire l’ensemble des traitements du sourire gingival.

Si vous envisagez des soins loin de chez vous, prévoyez les contrôles et la possibilité de revoir le praticien après cicatrisation. Une gencive remodelée ne doit pas être jugée uniquement pendant un court séjour. Le dossier, les photographies et les consignes doivent pouvoir être transmis au professionnel qui assurera le suivi à votre retour.

Choisir une solution adaptée à votre sourire

Une décision bien préparée repose sur une explication anatomique compréhensible. Vous devez savoir si la gencive, la lèvre, les dents ou le maxillaire jouent le rôle principal, et quelles limites persisteront après le traitement envisagé. Lorsque plusieurs causes sont associées, demandez pourquoi les gestes sont réalisés ensemble ou successivement.

Le plan doit également préciser ce qui serait observé sans traitement. Une particularité esthétique stable et des gencives saines permettent souvent de prendre le temps de réfléchir. Si une maladie parodontale ou une inflammation est découverte, elle demande une prise en charge indépendamment de votre choix esthétique.

Enfin, exprimez la modification que vous souhaitez réellement. Réduire une exposition gingivale peut être un objectif suffisant sans chercher à masquer toute la gencive. Le traitement le plus pertinent est celui qui correspond à votre anatomie, préserve la santé buccale et vous laisse accepter ses contraintes. Vous pouvez demander un second avis lorsqu’une intervention importante est proposée pour une gêne limitée ou lorsque le diagnostic reste difficile à comprendre.

Sources et références

  1. Brizuela, M., & Ines, D. (2023, 19 mars). Excessive gingival display. Dans StatPearls. StatPearls Publishing.
  2. Frison, L. (2022). Analyse et prise en charge médico chirurgicale du sourire gingival. Revue d’Orthopédie Dento-Faciale, 56(1), 49–62. DOI : 10.1051/odf/2022007.
  3. Razmaitė, A., & Trakinienė, G. (2021). The effect of botox for the correction of the gummy smile: A systematic review. Stomatologija, 23(3), 63–68.
  4. American Academy of Dermatology Association. (s. d.). Botulinum toxin therapy: FAQs.