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16 octobre 2026
Équipe Body Expert
12 min de lecture

Échelle de Ludwig : comprendre les trois degrés d’alopécie féminine

Trois vues de cheveux clairsemés au sommet du crâne, avec les cheveux soulevés à la main dans les vues latérales.

L’échelle de Ludwig distingue trois degrés de raréfaction des cheveux sur la partie supérieure du cuir chevelu : un éclaircissement discret au degré I, plus marqué au degré II, puis une zone très dégarnie au degré III. Elle s’applique au dessin classique de l’alopécie de type féminin, dans lequel la bordure frontale reste généralement présente. Le médecin l’utilise pour décrire l’aspect observé et le comparer au fil du suivi.

Ce classement apporte un repère visuel, tandis que l’origine de la chute demande un examen médical. Un même degré peut recouvrir des situations différentes en matière de traitement, de gêne et de réserve capillaire. Si vous envisagez une greffe de cheveux en Turquie, cette distinction permet de comprendre pourquoi le projet commence par un bilan, quel que soit le numéro de Ludwig.

Comment reconnaître les trois degrés de Ludwig ?

La classification publiée par Ludwig en 1977 porte sur le dégarnissement central et supérieur de la tête. Les descriptions originales, reprises dans la revue de Gupta et Mysore (2016), suivent l’importance de la raréfaction dans cette région. Les chiffres romains I, II et III correspondent aux stades 1, 2 et 3 rencontrés dans les explications destinées aux patientes.

Degré I : un éclaircissement encore limité

Les cheveux couvrent moins bien le sommet, mais une couverture demeure dans la zone concernée. La raie peut sembler plus apparente, avec une diminution discrète de la masse capillaire autour d’elle. Dans le dessin classique, les cheveux situés au bord du front restent préservés.

Ce premier degré se juge à partir de l’ensemble de la chevelure et de son évolution. Une raie naturellement visible, prise isolément, ne permet pas de conclure à une maladie. La comparaison avec des photographies antérieures peut orienter l’entretien, surtout lorsque le changement a été progressif.

Degré II : une raréfaction plus nette du sommet

La même région présente une couverture sensiblement réduite et laisse davantage voir la peau. Le dégarnissement devient plus évident autour de la raie, tout en conservant habituellement la bordure antérieure. Le passage du degré I au degré II repose sur l’appréciation clinique de cette raréfaction.

Aucun pourcentage standard de cheveux perdus ne définit cette frontière. Le classement ne donne donc ni un nombre de follicules disparus ni une mesure en cheveux par centimètre carré. Ces informations, lorsqu’elles sont nécessaires au suivi, demandent des observations ou des mesures complémentaires.

Degré III : un dégarnissement très avancé de la région centrale

Dans la définition historique, le troisième degré correspond à une dénudation de la zone centrale et supérieure décrite aux degrés précédents. Il représente l’extrémité la plus sévère de cette classification. La disparition de tous les cheveux de l’ensemble du crâne relève d’une situation différente à examiner.

L’âge ne définit aucun de ces trois degrés. Une patiente ne devient pas automatiquement Ludwig III après un anniversaire donné, et le classement ne prévoit pas le délai d’une éventuelle aggravation. Les formes très avancées nécessitent aussi d’examiner attentivement les cheveux qui restent sur les côtés et à l’arrière.

Pourquoi le stade ne suffit-il pas à expliquer la chute ?

L’alopécie de type féminin associe généralement une raréfaction et une miniaturisation : des follicules produisent des cheveux progressivement plus fins. Cette transformation peut diminuer la couverture sans provoquer une chute spectaculaire au lavage. Notre dossier sur l’alopécie androgénétique développe ce mécanisme et les différences de présentation entre femmes et hommes.

Les facteurs en cause dépassent une simple mesure des hormones sanguines. De nombreuses femmes concernées présentent des taux d’androgènes sans anomalie démontrée, comme le rappellent les revues de Herskovitz et Tosti (2013) et de Fabbrocini et ses collègues (2018). Un degré de Ludwig ne permet donc pas d’affirmer qu’une personne a « trop de testostérone » ou d’attribuer sa chute à la ménopause.

Une autre affection peut produire un aspect proche ou se superposer à la miniaturisation. L’effluvium télogène, par exemple, peut augmenter la chute après un événement médical ou physiologique. Le dermatologue recherche alors ce qui relève de la perte de densité ancienne et ce qui correspond à une modification plus récente.

Les trois degrés restent des catégories larges, avec des limites lorsqu’une répartition inhabituelle est présente. Ils ne permettent pas de calculer une vitesse de progression ni de prédire la réponse individuelle à un médicament. La description prend son sens avec l’histoire de la chute, l’examen et les comparaisons successives.

Ludwig, Sinclair, Savin et Olsen : quelles différences ?

Les schémas trouvés en ligne ne représentent pas toujours la même classification. Ludwig comporte trois degrés, alors que Sinclair utilise cinq niveaux visuels centrés sur la raie médiane, dont le premier représente un aspect normal. Les niveaux suivants détaillent l’augmentation de la visibilité du cuir chevelu.

Savin propose une graduation plus fine de la raréfaction du sommet, avec huit représentations de sévérité croissante et une catégorie consacrée au recul frontal. Certains tableaux diffusés sous le nom de Ludwig comportent ainsi des sous-divisions qui ne correspondent pas aux trois degrés de sa classification initiale. Pour comparer deux comptes rendus, vérifiez le nom du système employé et le schéma auquel il se réfère.

La description d’Olsen met l’accent sur une perte de couverture plus importante vers l’avant de la raie. Vue du dessus, cette disposition dessine une forme triangulaire, souvent appelée « sapin de Noël ». Elle permet de décrire une répartition que la seule gradation de Ludwig représente moins précisément (Gupta et Mysore, 2016).

L’échelle de Norwood-Hamilton s’intéresse surtout au recul des golfes et au dégarnissement du sommet dans la présentation masculine habituelle. Ces outils observent des formes différentes : il n’existe pas de conversion universelle d’un numéro de Ludwig en un numéro de Norwood. Le médecin choisit le classement adapté à la répartition constatée.

Quel examen permet de comprendre votre situation ?

La consultation commence par la chronologie : date des premiers changements, caractère progressif ou soudain et éventuels épisodes antérieurs. Les traitements pris, une maladie récente, un accouchement ou une variation de poids peuvent aider à orienter le bilan. Il est aussi utile de préciser si les cheveux se cassent ou s’ils tombent avec leur racine.

L’examen porte sur plusieurs régions du cuir chevelu. La trichoscopie, réalisée avec un appareil grossissant, aide à observer les différences de diamètre entre les cheveux et les signes associés. Elle complète l’appréciation générale et peut aider à distinguer une miniaturisation d’autres causes de raréfaction (Fabbrocini et ses collègues, 2018).

Examen du cuir chevelu avec une sonde éclairée, les cheveux blonds écartés à la main.

Des analyses sanguines sont choisies selon les symptômes et les antécédents, notamment lorsqu’une carence ou un trouble thyroïdien est suspecté. Des règles irrégulières, une acné marquée ou une pilosité inhabituelle peuvent justifier une exploration hormonale ciblée. Une biopsie du cuir chevelu est parfois nécessaire si le diagnostic reste incertain ou si une forme cicatricielle est envisagée.

Mains gantées tenant une seringue contenant du sang au pli du coude, avec un garrot autour du bras.

Consultez sans attendre une aggravation du stade si la chute apparaît brutalement, forme des plaques ou s’accompagne de rougeur persistante, de squames, de douleur ou de brûlure. Un recul de la bordure frontale associé à une perte des sourcils fait notamment rechercher une alopécie frontale fibrosante. Ces signes méritent une évaluation spécifique, car la stratégie dépend de la maladie identifiée.

Même une raréfaction discrète justifie un rendez-vous si elle vous inquiète. La gêne ressentie n’est pas nécessairement proportionnelle au degré visible. Le médecin peut également prendre en compte son retentissement sur le quotidien et proposer un soutien adapté.

Comment utiliser les photos pour suivre l’évolution ?

Les photographies de suivi sont plus informatives lorsqu’elles montrent les mêmes régions dans des conditions comparables. Conservez autant que possible la position de la tête, l’éclairage et la manière de séparer les cheveux. La revue thérapeutique de Ramos et ses collègues (2023) souligne l’intérêt de clichés cliniques et trichoscopiques standardisés pour évaluer le traitement.

Deux vues du dessus de la tête, avec une raie centrale et des cadrages proches, montrant le cuir chevelu visible entre les cheveux.

Une image prise avec les cheveux mouillés ou regroupés en mèches ne se compare pas directement à une photo de cheveux secs et coiffés. Une lumière intense peut aussi accentuer la visibilité de la peau. Signalez ces différences avant d’interpréter une variation de couverture comme un changement de stade.

Le rythme de comparaison se fixe avec le professionnel qui suit la chute. Des photos quotidiennes risquent surtout de montrer des variations de coiffure et de lumière, alors que les effets d’un traitement s’apprécient sur plusieurs mois. Les clichés anciens, datés et utilisables peuvent compléter la consultation sans imposer une surveillance permanente.

Un classement identique à deux rendez-vous peut coexister avec une modification plus discrète de la couverture. Le médecin tient compte de l’examen rapproché, de la tolérance et de la régularité du traitement. Une comparaison personnelle avec un schéma reste un point de discussion, sans valeur de diagnostic à elle seule.

Quels traitements peut-on discuter après le bilan ?

La prise en charge dépend d’abord de la cause retenue, puis de vos objectifs et des contre-indications. Une affection associée peut demander un traitement distinct de celui de la miniaturisation. L’amélioration recherchée peut porter sur la densité, la limitation de l’aggravation ou le confort esthétique, selon la situation.

Le minoxidil appliqué sur le cuir chevelu est le traitement médicamenteux le mieux étayé pour l’alopécie de type féminin dans la revue de Ramos et ses collègues (2023). Son bénéfice se juge après plusieurs mois et nécessite habituellement une utilisation prolongée. Le produit approprié et ses modalités d’emploi doivent être vérifiés avec un médecin ou un pharmacien.

Une irritation, une pilosité faciale indésirable ou une augmentation transitoire de la chute au démarrage sont possibles. Signalez les effets gênants et discutez de la poursuite plutôt que de modifier plusieurs soins simultanément. Un projet de grossesse, une grossesse ou l’allaitement doivent être annoncés avant d’entreprendre un traitement capillaire.

D’autres médicaments peuvent être envisagés par un spécialiste selon le contexte. Leur indication et leur surveillance ne se déduisent pas d’un degré I, II ou III. La voie orale et l’application locale d’un médicament ont des précautions différentes ; une prescription destinée à une autre personne ne constitue pas une option à essayer.

Les injections de PRP et certains appareils de photobiomodulation font également l’objet d’études. Les protocoles, les dispositifs et la qualité des preuves varient, ce qui limite les comparaisons et les promesses de réponse. Avant de s’engager dans des séances, demandez quel bénéfice est recherché et comment il sera évalué.

Un appareil arqué tenu au-dessus de cheveux bruns diffuse une lumière rouge sur le sommet de la tête.

Des fibres de camouflage ou un complément capillaire peuvent améliorer l’apparence pendant le suivi ou répondre à une préférence durable. Leur rôle consiste à couvrir visuellement les zones clairsemées. Le choix peut se discuter avec le dermatologue, en tenant compte du confort, des fixations et des soins nécessaires.

Personne vue de dos soulevant un postiche sombre au-dessus du sommet clairsemé de sa tête, sur fond rose.

Un degré II ou III permet-il de décider d’une greffe ?

La décision chirurgicale demande d’examiner la zone donneuse, généralement située à l’arrière et sur les côtés de la tête. Chez certaines femmes, la raréfaction concerne également ces régions, ce qui limite les possibilités de prélèvement. Le numéro de Ludwig renseigne surtout sur le sommet et ne décrit pas à lui seul cette réserve.

Le chirurgien vérifie aussi la stabilité de la chute, l’état de la peau et la surface à couvrir. La revue de Ramos et ses collègues (2023) insiste sur une sélection précise, notamment pour écarter une maladie cicatricielle active ou une réserve donneuse insuffisante. Une zone très clairsemée peut donc conduire à privilégier une autre prise en charge malgré un degré élevé.

La transplantation répartit des follicules existants et laisse subsister la nécessité d’un suivi des cheveux natifs. Elle expose à des risques, dont des cicatrices et une chute temporaire autour de l’intervention, à expliquer avant toute décision. Notre guide de la greffe capillaire chez la femme détaille l’évaluation et les questions à préparer lorsque cette option est médicalement envisageable.

Le choix du prélèvement ou de l’implantation vient ensuite. Aucun système de classification ne suffit à prescrire une technique FUE ou DHI, un nombre de greffons ou une densité finale. Ces éléments nécessitent une planification individualisée, avec des attentes compatibles avec les cheveux disponibles.

Préparer un avis médical et un éventuel projet à Istanbul

Pour le rendez-vous, réunissez les anciens comptes rendus, la liste de vos traitements et quelques photographies datées. Vous pourrez demander quelle cause est retenue, quel objectif paraît raisonnable et sur quels critères le suivi reposera. Si plusieurs échelles ont été utilisées, faites préciser leur correspondance descriptive avant de comparer les numéros.

Une femme échange avec un professionnel de santé masqué qui tient un dossier et pose une main sur son épaule.

Chez Body Expert, notre équipe peut vous renseigner sur l’organisation d’une greffe capillaire à Istanbul, lorsque l’évaluation médicale permet de discuter cette intervention. Le degré de Ludwig aide à décrire votre chevelure ; la faisabilité se détermine avec l’examen de l’ensemble du cuir chevelu et de la réserve donneuse.

Sources

Ludwig, E. (1977). Classification of the types of androgenetic alopecia (common baldness) occurring in the female sex. British Journal of Dermatology, 97(3), 247-254. Notice et résumé.

Gupta, M., & Mysore, V. (2016). Classifications of patterned hair loss: A review. Journal of Cutaneous and Aesthetic Surgery, 9(1), 3-12. https://doi.org/10.4103/0974-2077.178536.

Herskovitz, I., & Tosti, A. (2013). Female pattern hair loss. International Journal of Endocrinology and Metabolism, 11(4), e9860. https://doi.org/10.5812/ijem.9860.

Fabbrocini, G., Cantelli, M., Masarà, A., Annunziata, M. C., Marasca, C., & Cacciapuoti, S. (2018). Female pattern hair loss: A clinical, pathophysiologic, and therapeutic review. International Journal of Women’s Dermatology, 4(4), 203-211. https://doi.org/10.1016/j.ijwd.2018.05.001.

Ramos, P. M., Melo, D. F., Radwanski, H., de Almeida, R. F. C., & Miot, H. A. (2023). Female-pattern hair loss: Therapeutic update. Anais Brasileiros de Dermatologia, 98(4), 506-519. https://doi.org/10.1016/j.abd.2022.09.006.

NHS. (2024, 24 janvier). Hair loss. https://www.nhs.uk/symptoms/hair-loss/.